Bienvenue dans un monde haut en couleur, psychédélique et créatif. Bienvenue dans le San Francisco de la fin des années 60. Bienvenue au Summer of Love.
C’est dans cette ambiance que le musée De Young nous embarque pour un voyage sensoriel de près de 2h.

Photos, extraits de films, mode, affiches, jeux de lumière… Partons cet été au Golden Gate park et dans le quartier de Haight Ashbury, haut lieu de la contre culture hippie.

Petite histoire du mouvement hippie

États-Unis, milieu des années 60. Artistes, écrivains, musiciens et activistes s’installent dans le quartier de Haight Ashbury (Californie), attirés par des loyers peu cher et un environnement agréable. Se croisent alors ici des jeunes gens voulant créer ensemble un nouveau paradigme social, loin des codes traditionnels de l’époque : ils protestent contre la guerre du Vietnam, se battent contre l’injustice sociale et encouragent le mouvement des droits civiques.

Les jeunes de Haight Ashbury s’intéressent aux expériences psychédéliques (sous drogue hein), à la spiritualité ainsi qu’à la culture des indiens d’Amérique. Ils s’organisent, publient des journaux, ouvrent leurs propres lieux de représentations et lancent à l’été 1967 le Summer of Love. Près de 100 000 jeunes répondent alors à l’appel… Théâtre de rue, concerts, spiritualité, création, LSD et bien sûr, amour rythment cet été 67.

The Summer of Love experience

Sortez votre chemise à fleurs et votre pantalon pâte d’eph’, enfilez vos chaussures compensées et arborez votre plus belle perruque : lisse ou afro, c’est vous qui choisissez. Épileptiques s’abstenir ! Ça flashe, ça clignote et ça fait tourner la tête. Mettez vos lunettes de soleil. C’est parti, on y va !

Ils savent vous mettre dans l’ambiance au musée De Young.

Affiches et posters

Les fans d’affiches et de pochettes vintages seront comblés. Une gigantesque collection est exposée.
On vous explique même le procédé de fabrication de ces affiches : la lithographie. C’est assez dingue de voir les différentes étapes de création. Les hippies ne fabriquaient pas une affiche en deux coups de cuiller à pot – #cacestdelexpressionvintage – et c’était un sacré travail d’équipe !
Ma section favorite de l’expo.

Culture et lutte

Danse, musique, drogue et revendications. C’est aussi ça le Summer of Love.
Vous pourrez admirer de superbes clichés de 1967 à 1970 : festivités au Golden Gate park, visages dans les rues de Haight Ashbury et lutte pour les droits civiques.

Mode

En manque d’inspiration pour votre prochaine soirée ?
Tissage, collage, appliqué, broderie, teinture… Toutes les techniques et tous les matériaux sont utilisés pour créer des pièces uniques : du coton au cuir, en passant par la paille ou le métal.
Haut en couleurs vous dis-je !

Messages

Les badges, une façon de transmettre des messages, de s’identifier à quelque chose, à une cause ou un signe d’appartenance… Comme sur cette veste assez dingue ! A la fin de l’expo, vous trouverez une boutique de goodies mais dommage pour les badges. Ceux vendus n’ont pas des messages très originaux. Si vous en trouvez un « Love is the ultimate trip » (à voir dans la 2e photo ci-dessous), dites moi où. C’est le meilleur message de badge eveeeeeeer.

 

Si vous êtes à San Francisco dans les prochains jours, courrez voir l’expo. Vous avez jusqu’au 20 août !
La contre-culture hippie, ça vous parle ?

 

 

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On est pas bien là ?
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4 thoughts on “The Summer of Love”

  1. J’aime beaucoup me balader dans Haight Ashbury et ton article est super et très enrichissant ! Concernant l’expo, elle à l’air vraiment sympa 🙂 Si je peux j’irai y faire un tour dans les prochains jours !

  2. Super article, j’attendais d’aller voir l’expo pour te lire, histoire de garder des surprises 😉 J’ai bien aimé l’expo mais j’ai trouvé dommage de ne pas voir des vidéos d’archive sur les concerts et les évènements politiques. Il y a certains aspects qui auraient pu être un peu plus étayés je trouve. Mais ce n’est que mon avis 😉

    1. Merci Tiphaine ! Et je partage ton avis, surtout niveau politique, mais je n’avais pas envie de faire la relou pour une fois :p
      Ce « manque » d’info m’a donné envie de faire mes propres recherches et c’est pas plus mal finalement.

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